lundi, 02 avril 2007
L'AUTRE CAMPAGNE… DÉÇUE ?
L’initiative « l’Autre campagne » est assurément respectable et pertinente. Il faut la suivre et s'y référer. Néanmoins, une critique est à lui faire.
Avant cela, rappelons qu'elle reprend la volonté d’une politique autrement, d’un renouvellement de la politique, de son contenu et de la forme politique, le tout ancré à gauche. Issue de l’initiative Votez Y, naît, elle-même de la pétition pour l’intelligence lancée par les Inrockuptibles, le tout consécutif au désastre du 21 avril 2002, l’Autre campagne entend jouer un rôle et réveiller cette campagne électorale, à travers le livre éponyme (éditions de la Découverte) et aussi par les mini-interviews de spécialistes, de chercheurs au sens large, non médiatisés ou peu, qui délivrent ainsi une autre parole, sur l’internet. Et qui par ce fait même, renouvelle donc le contenu et la forme politique en partie. CQFD.
Rappel fait, voici la critique…
17:55 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avers
mercredi, 14 mars 2007
LE PHÉNOMÈNE DE L'HYSTÉRÉSIS EN POLITIQUE*
Où Sarkozy perd du terrain inexorablement. Par Laurent Laurent "En physique, il y a un phénomène appelé hystérésis, qui se définit comme le retard qu'aurait un effet par rapport à sa cause. Exemple, lorsque vous actionnez le bouton d'une plaque chauffante, la chaleur met du temps pour ce faire et, à l'inverse, lorsque vous tourner le bouton en sens inverse, elle met encore bien du temps pour cesser de chauffer. Tous ceux qui conduisent des péniches savent qu'un coup de barre à droite ou à gauche met du temps à prendre effet. Si l'on ignore cela, que l'on force la commande, on risque d'aller dramatiquement dans le mur.
En politique c'est identique…
07:45 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 février 2007
LES CHIRAQUIENS DEVRAIENT VOTER ROYAL AU DEUXIÈME TOUR
Parmi les Chiraquiens, il y a deux sortes de devenir : d’abord ceux qui escomptent des avantages, une place grâce à l’accession de Sarkozy au pouvoir, s’il l’emporte et font donc alégence et campagne pour lui. Ensuite, il y a les autres qui n’attendent rien et n’ont pas à y perdre. Pour prouver que Chirac ou que la période Chirac, n’a pas été si mauvaise ou pour l’embellir…
14:20 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 17 février 2007
L'HYPOTHÈSE HULOT, LE PIÈGE DE VOYNET
À trois semaines du retrait de Nicolas Hulot, on peut établir un scénario. Lors de la monté de Hulot, Voynet et les Verts n’ont pas réagi 1) parce qu’ils ne voulaient pas attaquer un concurrent populaire, 2) parce qu’il escomptait en récupérer les suffrages 3) parce qu’ils feignait cette coexistence pacifiste pour aussi cacher leur faiblesse. Peut-être n’en avait-il pas beaucoup les moyens. Bref.
Alors, au lieu d’hurler à l’imposteur, au présentateur de télévision, à l’ami de Chirac, à la bonne conscience de la droite, à l’absence de vision politique donc sociale, de Hulot, et au lieu de le combattre avec l’énergie qu’on voue à l’escroc, en faisant mine de le respecter, les Verts l’ont légitimé.
Maintenant, son œuvre non-contestée est certaine. Encore aujourd’hui ce souvenir amoindrit D. Voynet. Et pire, ce volant imaginaire de suffrages, peut-être aussi utilisés par n’importe quel chroniqueur pour suggérer qu’ils se reporteront à défaut de Hulot, sur n’importe qui. Et si jamais Hulot, sorte d’Al Gore Français, ouvre la bouche en faveur d’un autre candidat que Voynet, il peut être directement assassin des Verts récupérés à cet effet.
Pour les Verts, cette tactique conduit à un piège, donc à un redoublement d’énergie nécessaire pour s’en sortir.
Alors, soyons clairs, en politique, tout est tellement dans tout, que la meilleur manière d’avancer est de pousser droit devant., sans faire de calculs.
21:24 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 15 février 2007
"MOI, SI J'ÉTAIS DE DROITE, JE VOTERAIS À GAUCHE…" *
Par Laurent Laurent. Ce paradoxe commence a devenir sensé.
Au train où vont les choses, si Nicolas Sarkozy passe, la société va donc se durcir. Dérégulation, délocalisation, concurrence partout, les riches plus riches, les pauvres plus pauvres. La société ira de plus en plus vers la règle des 80/20, c’est-à-dire, 20% qui prennent et 80% qui payent. Sinon pire. Ce qui aura deux conséquences : provoquer des tensions, des mouvements sociaux ou créer des problèmes de société coûteux car il faudra bien en fin de compte, s’occuper de ceux qui sont en bas de toute façon. On va proposer aux gens de travailler plus, pendant que… d’autres seront plus au chômage. Ce déséquilibre a un coût global… qui sera toujours plus cher que lorsque les choses sont équilibrées.
Les tensions les événements ne favorisent jamais le commerce. Et casse la prospérité.
Beaucoup d’électeurs de droite qui tablent sur leur prospérité améliorée avec la droite dure en pâtiront parce que leurs affaires marcheront moins bien, car ils on,t toute chance de se retrouver dans les exclus. Couleront-il leur boite ?
Alors lorsqu’on est de droite, il vaut d'être raisonnable en affaire, jouer sur plusieurs tableaux, avoir une bonne petite politique capitaliste pas trop ultra, sinon les affaires vont marcher moins bien.
Aujourd’hui, qui représente cette droite modérée : François Bayrou de plus en plus, (il reste à voir l’UDF dans la pratique, car on se souvient encore de leur côté Balladur ezt Dominiati. Qu'est-ce qu'ils donnent localement), Ségolène Royal, oui, le PS garanti cela, il est libéral, et garanti quelques avancées, quelques compensations disons (faire du Delonoë). Ensuite nous avons les candidats anti-libéraux, ennemis du tout-pouvoir financier et commercial.
En tout cas, mais si j'étais de droite et que j'ai moins de 10 ou 100 millions d'euros de fortune, je ne voterai par Nicolas Sarkozy. Car ce ne serait pas mon intérêt. Soyons rationnel.
14:25 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : s droite
lundi, 12 février 2007
UN SENTIMENT EN POLITIQUE
Aujourd'hui, lundi 12 février, lendemain de la présentation des 100 propositions de Ségolène Royal, ça y est : la campagne électorale est à son plein. Les candidats se sont prononcés, ils ont pu parler. Les émissions ont eu lieu. Sur l’internet le trafic est intense.
Mais en attendant de parler du contenu, un sentiment : aujourd’hui, nous percevons le choix entre deux directions. Ce n'est pas la première fois mais il semble, et c'est là le sentiment, qu'il soit crucial pour le pays, pour notre société. Peut-être pour moi aussi.
Soit le pays choisira la droite (dure), incarnée par Nicolas Sarkozy. Alors ils s'enfoncera…
20:25 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 10 février 2007
ADRESSE À UN(E) AMI(E) DE GAUCHE : le RESSAC
Voici un commentaire trouvé sur un blog émanant d’un sympathisant de gauche, typique d’un défaitisme en vigueur après l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy:
« Les présidentielles 2007 me rendent triste. Viscéralement de gauche pour des raisons historiques et de valeurs proches de celles que vous exprimez, j’ai souffert une première fois en voyant Mme Royal passer devant DSK (Le moins pire selon moi).
(OBJECTION : DSK et SR… Nous sommes en campagne, donc en lutte pour une élection, pour prendre le pouvoir. Il faut savoir ce que l’on veut : arrêtons de souffrir, aucun n’est génial, des nuances entre DSK et SR, ok, qui sont des chichis, SVP)
« Je suis certain de souffrir une seconde fois en mai 2007 car l’affaire des élections est pliée. »
(OBJECTION : À 75 jours, l'élection n’est pas pliée. La France a démontré plusieurs fois qu’elle pouvait être inattendue ou avancée, ingrate,etc. Ce « pliage » tiens de la rumeur, d'un courant de pensée sous-tendu par les grands médias. Ce défaitisme conduit à quoi. Dans tout projet, si l’on réagit de la sorte, on fait couler le projet. Aujourd’hui au contraire, il y existe un ressac à ce ressentiment. Contre Sarkozy)
« Sarkozy l’emportera pour les raisons qui suivent :
1. Chirac, Villepin et consorts ont été mis hors d’état de nuire. »
(OBJECTION : Peut-être, ,oui. Connaissez-vous le clan Chirac ?Toute prise du pouvoir à droite engendre obligatoirement des dégâts, des rivaux implacables, qui si N.S. est élu, seront mal-en-point. Héritage aussi des rivalités Balladur-Chirac, dont Sarkozy a été l’un des acteurs. L'État de nuire à droite est une valeur constante)
« 2. Sarkozy reste Ministre de l’Intérieur jusqu’en Avril - Big Brother vous surveille et n’oubliez pas que pour le futur président, la fin justifie les moyens. »
(OBJECTION : Oui, et alors, jusqu’où ? La perquisition du Centre Culturel Kurde semble s’avérer être un coup fourré. Chaque jour d’occupation policière du quartier St Denis Paradis s'avère se retourner contre lui. Sarkozy ne peut être omnipotent.)
« 3. L’opposition (PS, UDF, PCF, Bové, FN, Chasseurs et nature et consorts ….) est faible, divisée, vide, sans projet global, ou extrémiste. »
(OBJECTION : Divisé toujours. En politique les unions sont toujours des façades. Ce qui n’empêche pas de gagner le pouvoir : Mitterrand, Jospin, le Non au TCE. Ensuite, on gère)
« 4. La majorité des Français ont une vision basique, égoïste et infidèle en matière de choix politiques. Incapables de déchiffrer la démagogie et le populisme à grande échelle pratiqués par M. Sarkozy. Les autres, les « peoples » parvenus ou les classes économiques dirigeantes voteront pour le « nabot » . »
(OBJECTION : Oui, il y a la masse, ce qui conduit les candidats à être consensuels, mous, démagogues… Mais la société évolue lentement. Regardons autour de soi, on y trouve aussi des gens sensés qu’il ne faut pas trop prendre pour des canards sauvages. Une notion que les sondages ne mesurent pas toujours)
« 5. Et puis il y a ce mot « Charisme » remis à toutes les « sauces ». Il paraît que Sarkozy en est rempli! ! ! ! Et puis on dit qu’il a changé ! ! ! Pour le pire car les impulsifs m’ont toujours semblé plus naturels que les calmes contenus.
(OBJECTION : Sarkozy n’est pas si charismatique que cela. Allez voir sur NS TV, la visite à Rungis,… Et à TFI, lui aussi, il bafouille, il ne sait pas toujours quoi dire ou alors récite des idées reçues. Il est faillible comme tout le monde… Il est efficace en communication. La sienne + celle des médias qui le soutiennent)
« 6. Enfin les vecteurs de communication sociale, TF1, M6, PPDA etc… Ils ne sont pas là pour relever les français d’en bas mais pour leur vendre du Coca et aujourd’hui du Sarkozy…. »
(OBJECTION : Là oui, c’est vrai, mais ils ne peuvent pas en faire trop non plus. (Il y a aussi internet) il ne peuvent pas déraper. Et surtout — je connais assez bien les médias pour le dire - avant la ligne politique éditoriale, il y a la primeur du scoop, de l’incident, de l'actualité à chaud. Le Parisien, Libé, Le Monde, les Inrocks, Métro, 20 Minutes, et toutes les TV sont comme rendus hystérique par le sensationnel. L'un commence, les autres arrivent en courant. Le moindre os à ronger et tout le monde en parle…)
Tout n'est donc pas joué.
17:15 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 29 janvier 2007
LA CAMPAGNE TOURNE UNE PAGE AUJOURD'HUI
Deux semaines après l'entrée en lice de Nicolas Sarkozy, la campagne tourne une page aujourd'hui. On ne pourra pas éternellement tout baser sur les bourdes de Ségolène Royal, à moins qu'elle inove en la matière. Dominique Voynet fait un tout petit peu parler d'elle, éloignée du départ de Hulot. Bové va faire parler de lui en entrant dans le débat. Bayrou monte. Prenant des suffrages en majorité à Nicolas Sarkozy. La campagne de se dernier marque donc le pas. Il a "fini d'entrer".
Oui, elle marque le pas…
09:27 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 28 janvier 2007
BOURDE, BOURDE, BOURDE …
Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise en disant "bourde, bourde, bourde…" comme le font les snipers de Nicolas Sarkozy et les médias, pour faire une campagne. On est pas si bête. Et pour la défense de Ségolène Royal, je dirais que parler de souveraineté du Québec avec comme grand référent de Gaulle n'est pas forcément une bourde. Que répondre à une vanne à un imitateur proche de Nicolas Sarkozy n'est pas forcément une bourde qui rappelle celle du Ministre de l'intérieur avec son référendum en Corse. Que la bourde de la Chine, eh ben quoi, j'aimerais bien voir le détail… Que ne pas être pointu sur la force de frappe n'est pas si grave que cela, lorsqu'on sait qu'elle a moins de chance, elle, de nous déclencher une guerre au côté d'un Bush qui est une bourde énorme à lui tout seul.
Moi ce que je vois, c'est que travailler plus, pour gagner plus est un slogan pour les gogos.
Et qu'avec Sarkozy président, les 3/4 des Français vivront moins bien. Ça, c'est une vraie bourdes durable.
10:00 Publié dans Campagne présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

