mardi, 23 décembre 2008

ADIEU THIERRY DE VILLE HUCHET

Suicide de Thierry de Ville Huchet, directeur d'Access Finance, qui fut un intermédiaire pour trouver des investisseurs pour Madoff. Voilà le risque maximal de la finance. Ou la juste fin d'hommes qui ont asséché le monde ; la roche Tarpéienne non loin du Capitol. Un châtiment, la vengance du sort ou la rançon du manque de sagesse ou encore l'honneur du ruiné, selon les versions. C'est le premier.

Mécanique de la Chaine de Ponzi (système utilisé par Madoff): tirée de Wikipedia (lire entier) : "Imaginons que quelqu'un propose un investissement à 100 % d'intérêts : …


…vous lui donnez 10 euros, il vous en rend 20 en utilisant l'argent déposé par les clients suivants (il lui suffit d'ailleurs de proposer un rendement double des rendements connus du marché pour s'attirer de la clientèle et pour durer). Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses financières (et d'autant plus tentantes que les premiers investisseurs sont satisfaits et font une formidable publicité au placement). Les premiers clients, trop heureux de ce formidable placement, reviennent dans la chaîne eux aussi, s'ajoutant à tous ceux auxquels ils ont prêché.

Le phénomène fait alors boule de neige, entretenu tant que l'argent rentre et permet de payer à 100 % les nouveaux investisseurs. L'organisateur prend une commission, bien compréhensible lorsque l'on voit les promesses qu'il fait, et qu'il tient. La chaîne peut durer tant que les clients arrivent par 2, 4, 8, 16, 32, etc. Lorsque la chaîne se coupe, la bulle éclate : tous les derniers investisseurs sont spoliés. Sont gagnants ceux qui ont quitté le navire à temps et, surtout, l'organisateur qui est très rarement un banquier."

Commentaires

Je trouve votre commentaire sur la mort d'un homme déplacé. Il n'y a pas de place à l'ironie ni aàl'intellectualisme face à la mort d'un homme et au drame pour ses proches

En cette veille de Noel un peu d'humanisme s'impose y compris sur les blogs fussent ils matinés d'une pseudo incorrection de bon teint genre rive gauche caviar

Ecrit par : Le Voyageur | mardi, 23 décembre 2008

Je comprends votre commentaire. Et je me suis posé la question avant de rédiger cette note. Croyez bien que ce n'est pas par haine, mais je ressens, avec cette crise des crises, comme un étouffement, une colère nette. OUi, nous furieux contre cette classe financière qui a ruiné le monde.
Considérez que la moutarde m'est monté au nez et qu'elle n'est pas prête de redescendre. Alors c'est déplacé, certes, mais ce n'est pas moi qui ait commencé. Désolé.

Ecrit par : Laurent Laurent | mardi, 23 décembre 2008

Bonsoir,
Je voudrai réagir face à votre chronique et au premier commentaire qu'elle a généré, pour dire qu'il y a une place pour les 2 points de vue
Mon propos sera de parler de l'ironie de la mort d'un homme à la veille de noël
Dans une définition du Trésor de La Langue Française Informatisée, on trouve pour ironie = Figure de rhétorique par laquelle on dit le contraire de ce qu'on veut faire comprendre
Voilà en quoi vos 2 mots se rencontrent
Le suicide de Thierry de Ville Huchet a-t-il une signification contraire à celle qu'on veut bien comprendre?La contraction de vos deux réflexions amène un piste à explorer, puisqu'elle n'a pas été directement "nommée".Autour de vos non-dits, il y a ces interrogations frustrantes infligées par le poids de l'information délétère.Sommes-nous assez lâches pour nous contenter de cela ?Au delà du désarroi de la famille du défunt, ne souhaitons-nous pas enfin une information véritable ?...Dérision de nous, dérisoire

Ecrit par : rudj | mardi, 23 décembre 2008

Marthe Hanau utilisait le meme systeme pyramidal dans les annees 30.
Il est tres surprenant que la SEC, n'ait rien pu (ou voulu) voir, tant le montage est connu.

Ecrit par : pierre60 | mercredi, 24 décembre 2008

@ Le Voyageur
Monsieur, votre pseudo laisse à penser que vous parcourez le monde et portez un regard sur ses habitants.
Or, il se trouve que les agissements des financiers de la trempe de Thierry de La Villehuchet, Bernard Leon Madoff et quelques milliers d'autres ont des conséquences dramatiques pour des millions d'habitants de cette planète qui "vivent" avec moins d'un dollar par jour.
Dans ces conditions, qu'un individu se taillade les veines après avoir dilapidé plus d'un milliard de dollars ne me fait pas plus pleurer que ça, Noël ou pas, et sans caviar. Merci.
Cordialités

Ecrit par : JR (abcdetc) | mercredi, 24 décembre 2008

Système pyramidal, qui s'appelle aujourd'hui la roue d'abondance... tout simplement. Madoff n'a fait que recycler un système vieux comme le monde à l'échelle mondiale et avec des capitaux énormes. Celui qui rentre dans cette course connait les règles du jeu et les assume, je suis désolé pour cet homme qui s'est suicidé, mais il connaissait malheureusement les risques du son métier. En France ce type de jeu est interdit par la loi...

Ecrit par : SCP | mercredi, 24 décembre 2008

Encore une histoire de produits toxiques, j'vous le dis !

Ecrit par : Vince | jeudi, 25 décembre 2008

Je connaissais bien Thierry de la Villehuchet depuis 40 ans, homme honête , intègre et rigoureux qui a été totalement abusé comme des centaines d'autres grands financiers et personnes privés par un escroc = B. MADOFF (qui a forcémment bénéficié ou acheté d'énormes complicitées) et dont les fonds était vérifiés par la SEC , cotés AAA (mieux que BNP) par les agences de notations .
Sa confiance était telle , qu' ayant placé des auditeurs permanents chez MADOFF, qui pendant 15 ans ont été abusés par une informatique falsifiée , que tous ses avoirs personnels étaient aussi chez MADOFF ,
Homme d'honneur , et de probité thierry de La Villehuchet à eu le grand courage de l'ultime acte , conscient de sa responsabilité vis à vis de ses amis qu'il avait inconsciemment entrainés .
Respectons maintenant sa mémoire et son geste d'Honneur.

Ecrit par : despous | jeudi, 25 décembre 2008

Que ce monsieur est eu un sursaut d'honneur, que ces proches y voient cela pourquoi pas, mais pour nous pourquoi pleurer un homme qui aurait pu se souvenir de son honneur plus tôt :
1/ Ne jouait-il pas à un jeu con avec l'argent des autres qui eux mêmes participaient à ce jeu au lieu d'investir intelligemment.
2/ N'aurait-il pas mieux fait d'investir en France et en Europe plutôt qu'aux USA qui nous pompent pour financer tous leurs déficits privés et publics...
3/ rien de son activité n'avait avoir avec "l'économie réelle" (expression stupide au demeurant), autrement dit, comme le dit justement le chroniqueur, cet homme (et ses comparses), avec honneur du milieu ou pas, nous asséchait.
Pendant qu'il jouait d'autres crevaient la gueule ouverte la veille de ce Noël comme la veille de tous les jours suivants de leur vie... Cela l'empêchait-il de dormir?

Ecrit par : jean luigne | jeudi, 25 décembre 2008

Je reste sidéré par cetains commentaires dénués de tout humanisme, de toute compassion (mot ourtant très tendance). Est ce la virtualité qui donne à certains cette froideur vis à vis de la mort d'un homme.

Aucune loi, aucun système n'impose à un homme comme seule voie, le suicide et ne peut le proposer comme absoute.

Ecrit par : Le Voyageur | jeudi, 25 décembre 2008

au Voyageur,
Ouest France titre que l'escroquerie Madoff tourne au tragique puisqu'il y a mort d'homme.
Mais combien d'hommes et de femmes ont tout perdu a cause de lui? Combien ont perdu leurs pauvres biens, leur sécurité sociale, leur santé, leur dignité, combien se sont suicidés ou ont perdu la raison à cause des Madoff (les filous du système), à cause des Villehuchet (les gogos du même système), à cause du système économique qu'ils ont mis en place et fait triompher ces dernières années au détriment de l'économie sociale ?
Mais sérieusement, peut-on entrer dans ce système en feignant de croire qu'on est au service de l'humanité?
Pour Madoff, l'escroc, pour les Madoff à venir (car il faut être un sacré naïf pour croire que Madoff serait une exception dans ce milieu) ou pour tous les financiers avec leur règles à eux, avec leur plus ou moins grand respect des lois (faites de plus en plus pour eux et eux seuls), nous n'avons pas à avoir de pitié sur le plan sociale et politique. Ils vivent si loin de nous que Mm Bettencourt, ose qualifier le don d'un milliard à un "ami" de "somme modeste"!
Un homme est mort parce qu'il lui restait quelque part, un petit morceau, un tout petit bout d'honneur réservé d'ailleurs à ses seuls clients. Mais où était donc passé l'honneur qui aurait pu lui faire considérer les conséquences terribles de ces jeux sur le peuple?
Un homme est mort : peut être est-il en train de s'expliquer avec ceux qu'il a si longtemps ignorés. J'espère qu'il a un bon avocat!

Ecrit par : jean luigné | vendredi, 26 décembre 2008

Je connaissais également Thierry de la Villehuchet depuis une quinzaine d'années; à titre personnel c'était un homme plein d'humour et très généreux; à titre professionel, c'était un banquier de formation (cela veut dire "employé de banque" ) et il a créé sa propre entreprise de gérant de fonds en 1991. Il est vraiment dommage que la méconnaissance de l'économie d'une façon générale, fasse dire un peu n'importe quoi dès lors que les mots "banquier", "fonds spéculatifs" , "finance internationale", "fonds de pension" apparaissent dans une affaire ou dans un article de presse. Sur le fond Il n'y a pas de différence entre le métier qu'exercait La Villehuchet et celui qu'exerce l'employé de banque du Crédit Agricole ou de la Banque Populaire lorsqu'il invite son client à investir son épargne dans des fonds communs de placements ou des SICAV des dites banques; En revanche, si la nature du travail est la meme, il ne s'adressent pas à la meme clientele : les grandes fortunes ne venant pas aux guichets de la Banque Populaire ou de la Banque Postale, mais attendant qu'on les démarche et que celui qui les démarche leur explique sa stratégie de placement: c'était le travail de La Villehuchet qui s'était assuré la collaboration de personnes capables d'obtenir les rendez vous avec ces grandes fortunes.
Mais une fois l'argent récolté, que ce soit par la Villehuchet ou par les banques populaires, la Banque Postale ou le Crédit Agricole, cet argent rentre dans le circuit économique général et , pardonnez moi la contradiction que j'apporte à l'un des intervenants, mais que cet argent soit recueilli par La Villehuchet, par des banques privés suisses ou monégasques, ou par des bonnes vieilles banques françaises, cela ne change strictement rien à l'utilisation finale de cet argent depuis que le monde est devenu un grand village et que la finance s'est internationalisée; à preuve le fait que Natexis (Banques Populaires) reconnaissent avoir perdu 450 millions d'euros avec Madof. un exemple , l'argent de madame Bettencourt confié à la Villehuchet ou à un gestionaire Luxembourgeois , peut etre placé par ces derniers dans un fond d'investissement américain qui à son tour investira cet argent peut etre aux Etats Unis mais aussi bien en Europe et pourquoi pas chez l'Oréal ou chez Peugeot . inversement les GI américains apprendront que leur fond de pension géré par le financier Guy Wiser Prat n' a pas investi chez General motors mais chez Rhodia. Donc aujourd'hui, la notion de localisation géographique de la finance n'a plus aucun sens et ce n'est pas parceque la Villehuchet gérait levait des fonds en Europe pour investir , non pas aux Etats Unis, mais dans des fonds américains qui eux memes investissaient dans le monde et notamment en Europe, qu'il faut lui jeter la pierre au nom d'un patriotisme économique qui ne veut STRICTEMENT rien dire du fait de la libre circulation des capitaux à travers le monde. Certains grands groupes "français" n'ont plus rien de français si ce n'est la localisation de leur siège social en France.
Il se trouve que j'ai croisé Thierry de la Villehuchet, il y a environ un mois , à Paris et que je lui ai demandé s'il ne souffrait pas trop avec la crise : il m'a répondu que c'était difficile mais qu'heureusement il avait fait investir ses clients chez Madof qui rapportait régulièrement, non pas 100%, mais entre 8 et 12% par an ; et c'est sans doute là la plus grande habileté de Madof; c'est d'avoir offert un taux "raisonable" et qui pouvait crédibiliser sa gestion de "père de famille" auprès de gens comme La Villehuchet et ses clients; car les performance attendus au cours des vingt dernières années par les investisseurs dits "avertis" étaient plus proches de 15 à 20% sachant que la contrepartie de ces espérances de gains sont un risque plus importants; donc Madof , jouant de sa réputation d'ancien président du Nasdaq, de son profil d'homme modeste et peu flamboyant , pouvait aisément avec ce taux de rendement "raisonable" (sur la meme durée les obligations d'Etat ont du avoisiner 6/7%) duper ses investisseurs. Il suffit de voir que le fond de pension géré par Elie Wiesel y avait investi plus de 90% de ses avoirs.
Thierry était un homme d'honneur; il n'avait plus rien à donner à ceux qui lui avaient fait confiance sauf sa vie; ce n'est pas une fuite mais le geste du seigneur qu'il était. C'est assez rare aujourd'hui pour saluer chapeau bas et laisser de coté les réflexes de classe ou y meler une réprobation , sans aucun doute légitime, devant les soufrances sociales engendrées par les excés non controlés de spéculateurs toujours plus gourmands, mais qui n'ont rien à voir avec Thierry de la Villehuchet.

Ecrit par : Baudoin de Pimodan | samedi, 27 décembre 2008

Considérons que vos commentaires mettent Thierry de La Villehuchet hors de cause dans la faillite des prêts et investissements.
Le problème (pour retourner au débat sur le système financier) est ici la garantie des prêts. Tout prêteurs exige des garanties en cas de défaillance de l'emprunteur. Ou alors, prête à risque et peut perdre. La défaillance de l'emprunteur, de fortes flucuations de bourses, voir des cataclismes sont plausibles et sont arrivés plusieurs fois durant les 40 dernières années. Tout système financiers soit se blinde contre les défaillances ou bien accepte le risque de perdre.
Aujourd'hui, le problème est qu'on ne sait pas exactement, si le cas Madof est totalement illégale ou non. Car dans le système financier, tout le monde prête à tout le monde, donc les garanties sont illusoires, forcément. On débattra sur l'outrepassement des règles de la finance par Madof. Mais ce n'est pas un crise de quelques personnes peu scrupuleuses, c'est une crise structurelle : le fait que tout le monde prête à tout le monde, sans plus savoir où est soit l'argent, soit la dette est fou.
Ce fonctionnement de vivre que sur le dette est bien expliqué dans le film "l'argent dette", visible quelques notes en arrière sur ce blog. Un système qui est démontré là comme déraisonnable.

Ecrit par : Laurent Laurent | dimanche, 28 décembre 2008

En fait Madof semble etre un parfait escroc du type de Stavisky dans les années 30. La question qui peut sans doute se poser, c'est de savoir s'il a créé ce systeme avec l' intention délibérée, dès l'origine, de tromper les gens ou bien si cette "dérive" n'est pas le seul résultat de son incapacité à livrer les résultats qu'il avait promis et de là tout s'enclenche : il reçoit ses premiers fonds et fait miroiter un rendement de 10/12% (il est probable qu'il ne s'engage sur aucun rendement mais s'assure de verser annuellement quelque chose d'attractif pour l'investisseur; à quel moment le systeme dérape t-il? probablement lorsque les performances des investissements qu'il a fait (car il a bien investi quelque part les sommes qui lui étaient confiées) ne sont pas à la hauteur de ce qu'il veut faire croire aux gens qui lui ont fait confiance et là la cavalerie commence : il preleve sur le capital de quoi payer le complément d'interet qui fait de lui un gestionaire avisé et recherché par les investisseurs ; c'est à ce moment là que l'homme honnete se différencie de l'escroc : l'homme honnete avoue à ses investisseurs que ses performances ne sont pas bonnes et qu'il a perdu une partie des sommes qui lui ont été confiées ; mais cette attitude entraine généralement le retrait des capitaux et la fin d'une vie rendue facile par les frais de gestion encaissés sur le dos des investisseurs; l'escroc , lui, dissimule la vérité et recourt "à la cavalerie" (systeme utilisé par madof) pour continuer à abuser ses clients avec l'espoir qu'un jour il pourra se refaire et que personne ne découvrira la tricherie.
Ce qui m'étonne , c'est que la SEC semble n'y avoir rien vu et que les investisseurs dits "avertis" comme La Villehuchet se soient eux memes laissé piéger. Mais c'est la grande force de l'escroc d'inspirer confiance! à celà il convient peut etre d'ajouter la particularité du systeme américain , qui autorise les "fonds aveugles": c'est à dire que les investisseurs ou les actionnaires n'ont quasiment aucun droit de regard sur la gestion de leurs actifs et que celle ci est completement déléguée aux gestionnaires du fond; c'était le cas notamment des fonds immobiliers américains "Apollo real estate" gérés par d'habiles financiers américains , mais qui , à la différence de Madof, ont fait le bonheur d'investisseurs français comme Arthemis , la holding de François Pinault;il aurait pu arriver à Pinault et à ses coinvestisseurs dans ces fonds exactement la meme chose que pour les investisseurs de Madof; disons que les gestionaire d'Apollo real estate ont été plus heureux dans leurs choix d'investissements que Madof et qu'ils n'ont donc pas été confrontés à ce choix entre la voie de l'honneteté et celle de l'escroquerie.
Vous abordez un sujet plus crucial qui est celui de la dette; de nombreuses opérations d'investissements sont réalisées avec très peu de fonds propres et beaucoup d'endettement . le systeme marche dans des économies en développement ; il est dramatique dans des économies en récession. On s'attend à beaucoup de faillites de "LBO" en 2009 : le principe du LBO (Leverage Buy Out) consiste à acheter une entreprise en créant une société acheteuse qui va s'endetter jusqu'à 60/70% du montant de l'acquisition (le pourcentage dépend de plusieurs facteurs et notamment de l'analyse qu'en font les banques preteuses) et qui compte sur les revenus annuels disponibles de la société achetée (la société "cible) pour rembourser cette dette.
Il est probable qu'avec la récession annoncée, les résultats de ces sociétés "cibles" ne seront pas au rendez vous et qu'elles seront donc incapables de faire remonter vers leur sociétés mere la trésorerie nécéssaire pour que celles ci puissent à la fois payer les interets de leurs emprunts et rembourser les annuités dues en capital.

Ecrit par : Baudoin de Pimodan | mardi, 30 décembre 2008

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