vendredi, 12 décembre 2008

BIEN QUE NOUS SOYONS CONTRE, ÇA POURRAIT TRÈS BIEN PÉTER

Laurent Fabius a déclaré l’un des premiers, que des événements comme la Grèce en connaît ces jours-ci, pourrait très bien arriver ailleurs, dans les conditions actuelles. Il a précisé que, bien sûr, il était contre. Mais qu’avec la crise, il ne fallait pas s’étonner que cela arrive. Eh oui, tout en étant contre, ça pourrait très bien…

 

 


…arriver chez nous. Ah ! Certes, ce serait un malheur, mais l’étincelle peut toujours mettre le feu aux poudres. D’ores et déjà, on ne peut rien prévoir et surtout ne rien souhaiter, ce serait inconvenant, mais s’il y avait un incident détonateur par exemple, et que les lycéens descendent dans la rue, ici ou là, et que ça tourne aux grandes manifestations (oh, là, là…) et même, en appelant pas du tout à cette solution, que les étudiants s’en mêlent et qu’avec le nombre, tout le monde en ayant ras le bol du pouvoir en place – ce serait un drame, mais bon – si les adultes et les travailleurs envahissaient les places chaque jour… – ah ce serait terrible !– qu’arriverait-il ?  Et si tout le monde bloquait le pays, hein ? – ce serait dommage mais supposons-le – comme c’est la grande crise, s’il y a – supposons bien qu’on soit contre – deux millions de manifestants qui descendent dans la rue tous les deux jours, et que le pouvoir soit paralysé et bientôt, qui sait, peut être obligé de partir. Oui, ah mon Dieu ! Et si la classe politique, les professionnels organisaient et structuraient, alimentaient la contestation, et même, soyons fou, chassaient le pouvoir par un tsunami social bien mérité ou alors, comme ils se doit par des élections anticipées et que l’opposition gagne, car c’est quand même la gabegie, alors, bien que tout ceci ne soit pas une très bonne chose pour la France, eh bien quoi : PUTAIN DE NOM DE DIEU, ON POURRAIT EN FINIR AVEC LES INSUPPORTABLES QUI GOUVERNENT LE PAYS ! Et que si l’on voulait bien demander humblement à Laurent Fabius de lever un cil pour bien vouloir prendre la tête du pays,  nous gouverner, peut-être qu’il ne dirait pas non. Mais bon, tout en regrettant cet enchaînement d’événements.

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