samedi, 08 novembre 2008
DE LA PARTICIPATION ET DE DELANOË
Nous avons été frappé par la participation extraordinaire à la dernière présidentielle française. À cause d’un vrai enjeu : Sarkozy, un Bush à la française. Ensuite, on remarque la (très) bonne participation aux élection américaines. À cause de « Bush ça suffit » et « Obama incarne un rêve ». Enfin, on peut constater la faible participation du vote des militants PS à Paris. Certes Delanoë arrive en tête avec 36% des voix, mais peu de votant…
…Alors qu’il devait être porté par ses troupes chez lui, dans un souffle. C’est dire qu’ici, il ne reste que les votes de l’appareil, assez squelettique. Les petits soldats, les affidés. C’est là le problème.
Car on a eu un Delanoë au début de son 1er mandat prometteur : ouvert. L’appel à participer ? Puis les ennuis ont commencés, les critiques, les opposants aussi se sont fait entendre. Là Delanoë, en fin de compte, au final, peine, il devient faiseur et verrouille les salles. Pousse des projets bourgeois, libéraux, jeux olympiques, nuit blanche, la fausse participation arrive, c’est la com’. Tout va bien.
Ça se voit. Les soutiens sincères désertent. Bien sûr Delanoë est réélu, parce qu’on ne va quand même pas donner les clef à Panafieu flanqué de Tibéri, revenir à Chirac et la vengeance RPR. Non. Alors, soit, comme on dit, dans le Xe, « un cocker qu se présente avec l’étiquette PS, il est élu ». Et Delanoë, tant qu’il y a un UMP-RPR ringard en face de lui, peut se présenter longtemps. (Mais lorsque la droite aura compris ce que c’est d’être moderne,tiens d’être comme Obama… Cette réélection à la Mairie de Paris est un faux triomphe. Plus de suffrage, mais moins de fond dans la société. La faute suit, croire monter au niveau supérieur. Aidé par la presse, il se recentre avec les leaders historique, déjà ringardisé, Hollande et Jospin, et là, la vague arrive pour surfer. La crise et tout juste l’élection américaine. Et la vague lui tombe dessus. Il se trouve sur un banc de sable qui s’écroule tout à coup.
La politique se fabrique toujours en amont. Aujourd’hui est toujours le fruit d’hier, ce qui permet d’envisager demain.
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