jeudi, 16 octobre 2008
SEULE LA CONTRAINTE FAIT BOUGER LES CHOSES
Qui peut croire que ceux qui se sont enrichis à devenir fou – car l’argent rend fou – deviendront raisonnable sans y être obligé ? Qui peut croire que ceux qui roulent dans des grosses bagnoles et consomment 5 ou 6 fois plus que la planète ne peut le supporter reviendront à la raison, comme ça, tout seul ? Qui peut croire que les coupables s’amendent d’eux-mêmes qu’ils culpabilisent ?
Si la prise de conscience existe…
… et fait parfois des miracles, elle est très minoritaire. Non, il est toujours nécessaire d’être contraint pour changer de comportement. Par des lois et règlements. L’étonnante loi anti-fumeur qui, du jour au lendemain, fait que personne ne fume plus dans les bars. Par le prix des choses, par leur surtaxation. Et aussi par la pression collective, par des campagnes d’information et de conviction.
On voit bien que les incitations écologiques ne sont pas respectées par nombre de nombres de personnes qui ne voit que leur profit.
Les promesses de raison de ceux qui n’ont comme intérêt que leur individualisme ne sont que des farces. C’est triste, c’est un fait.
Mais cette contrainte a deux phases. La première peut répondre à une inquiétude quant au devenir du collectif. C’est une régulation, une prévention, une précaution. Une contrainte en amont. Ensuite, il y a le pire : la contrainte qui répond à la catastrophe. En aval. Lorsque tout le monde et les plus démunis souffrent et qu’on a plus le choix.
Préférons-nous alors des contraintes du premier ou deuxième ordre ?
Alors, aujourd’hui, on sait bien ce que « raisonnable » veux dire collectivement, ce qu’est une bonne gouvernance nationale, locale et même dans nos cercles de familles et d’entreprises. D’un autre côté, nous constatons dans bien des domaines que nous allons collectivement dans le mur. Alors quoi ? C’est donc qu’il y a pas assez de contraintes. Parce que la classe dominante n’est pas capable de les assumer. Et de faire preuve de raison.
Notre contrainte est donc de changer de classe dominante.
11:33 Publié dans Révolution douce | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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