lundi, 28 juillet 2008

DEFLATION OU INFLATION : INVERSION DE TENDANCES SUR TRENTE ANS

Cette tendance de hausse des prix est une aubaine pour ceux qui veulent en profiter.
Les trente années passés, les trente honteuses, ont été celles de la déflation. Les prix écrasés massacrés ! « Ça ne coûte plus rien » « Tu as vu, c’est donné » « Les prix vont baisser… » Et nous en fûmes formatés à tel point qu’il était devenu naturel que les prix baissent. Progrès techniques, rationalisation, délocalisation à toujours moindre frais. Avant, jadis, il y avait l’amour des objets bien fait, la qualité pour laquelle il fallait payer. Le plus cher était le mieux.
Mais ne voilà-t-il pas que depuis quelques mois,


…quelques maigres années, on annonce la reprise de l’inflation. Au début, on ne voit rien venir. On en rit. Certes il y a bien le gaz ou l’essence mais cela reste encore sans signification dans le budget global. Naguère encore, on roulait autant et mangeait pareillement. On accuse le passage à l’euro.
Et puis aujourd’hui, ce matin, on ressent vraiment l’augmentation des prix. Ce n’est plus de la blague. La consommation d’essence a baissé de 10% entre juin 2007 et juin 2008. L’alimentation a sensiblement augmenté. Le passage au supermarché n’est plus pareil. Ouille ! Bio, ou pas.
Nous sommes réellement et sensiblement reparti dans l’autre sens.
Pourquoi sensiblement ? Parce que, d’une part, il y a une réalité : l’augmentation de l’énergie. Mais les salaires étant bloqués, quelle est la part de l’énergie dans le prix des denrées. Elle n’est pas primordiale sauf pour quelques professions très dépendantes comme les pêcheurs et routiers. Mais le prix du transport est assez faible dans un prix de revient.
En tout cas, le fait est là : « au secours, les prix augmentent ! » « Tu n’as pas vu ? »
Ce qui fait que, comme tout le monde s’attend a des prix fous, les commençants et tout ce qui compte comme vendeurs de produit au monde, en profite pour augmenter les prix. Puisque cela augmente. Quelques pour cent parce que les prix d’achats augmentent et puis quelques pour cent parce que le vendeur est tenté d’augmenter sa marge, son propre pouvoir d’achat. Ça le démange même. Eh oui, Messieurs-dames, sautons sur nos chaises en criant et chantant : les prix augmentent ! les prix augmentent ! et faisons les augmenter.
La morale de cette histoire est que celui qui criera au loup le plus fort et qui aura le culot de faire la culbute discrètement, se fera le plus d’argent. En plein dans la tendance.
On assuste a un emballement classique de type financier : la tendance crée plus de tendances ou l'effet tobogan.
Et ce n’est pas la politique qui y fera grand chose car elle ne voudra rien faire.
Jusqu’à ce que le peuple risque de lui ficher un coup de pied dans le derrière. Mais quand ?
Il faut s’attendre à une période 10, 20, 30 ans (?) d’inflation.
En attendant un seul remède : ne pas consommer.

Commentaires

Autre point : AH ÇA MAIS ! LES BANQUES NE VEULENT PLUS PRÉTER POUR DE L’IMMOBILIER. Ceci à cause des subprimes. Ah malheur ! Peut-être ? Mais non : on trouve actuellement des prêts à 5 ou 6 %. Si l’inflation dépasse dans les 15 ans, 20 ans ou 30, les 5%, et pourquoi pas 10 ou 15%, on a connu ça, là, les banques seront sûre de perdre de l’argent. Donc en attendant de voir, et de ppuvoir remonter sensiblement leur taux … elle ne prête pas … Alors à cause des subprimes ?

Ecrit par : Laurent Laurent | lundi, 28 juillet 2008

Histoire : comment cela se passait-il avant le cycle inflationniste des années 60-80 ? Il faut se souvenir qu'avant cette période, il n'y avait pas de grandes surfaces. Que des petits commerçants. Pas de libre service. Ni d'affichage des prix. Et l'argent était beaucoup plus tabou. On achetait quelque chose : alimentation, vêtement, matériel divers, sans demander le prix. Ce qui aurait paru inconvenant, pimgre, radin. Le commerçant était sensé être honnête, le soupsonner était de l'infamie. Donc on payait sans regarder (enfin on faisait semblant). Discuter était inconvenant. Comme marchander aujourd'hui.
C'est avec l'arrivée des supermarchés et libre service, et la loi obligeant d'afficher les prix vers le milieu des années 60, qu'on a découvert l'habitude de la comparaison des prix. Ce qui engandra de communiqué sur eux, par les enseignes. Les supermarchés ont alors participés à l'augmentation des prix mais en communiquant sur leur prix plus bas qu'ailleurs. Par ailleurs, ils ont rationnalisé et industrialisé leurs achats pour contenir leur prix tout en augmentant leurs marges. Et ensuite, les fournisseurs ont été contraint de s'industrialsé aussi. D'où la transformation de la société du point de vu du commerce, que l'on connaît.

Ecrit par : Laurent Laurent | lundi, 28 juillet 2008

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