dimanche, 02 septembre 2007

ADIEU n°4

Adieu à l'été. Ces vacances ont été très fournies en dispartions. Au finish, Raymond Barre et Pierre Mesmer nous ont quitté. Notons le fantastique naturel qui les fait disparaître ensemble (de peu aussi Michel Rocard si la médecine ne l'avait pas rattrapé). Il faut mourir ensemble, c'est heureux.
Pour ces deux, les images s'inversent un peu…


… Barre passe pour un centriste et finit comme Autant-Lara, en vieux réac. Messmer commence comme gaullistes, aux armées, militaire, l'image du réac parfait, dans le rôle du "LIP c'est fini". Puis après coup on se rend compte dans la littérature que sous Pompidou, il a fait preuve d'un peu d'effacement, parfois de compréhensions, il tempère entre les ambitions et luttes des Chaban, Debré, Giscard, Chirac. Il passe même pour un modéré pas trop ambitieux, lui même. Enfin bon.
Pour la nécrologie général, je crains aujourd'hui le hazard qui peut-être, sollicitera ensemble Danièle Darrieux (lire bio) et Micheline Presle (lire bio), qui on été les deux plus jolies actrices des années 50. Afin de mourir de conserve, comme Antonioni et Bergman. Et comme à deux jours près, souvenons-nous, Robert Mitchum et James Stewart (1 et 2 juillet 97)
Adieu aussi à José Luis de Villalongua, acteur très bon chic des années 70, jet set, qui ne fit pas grande carrière mais qui eut de la prestance et les roles attritrés du beau gars au foulard cashmir lové dans son col dans les années 60 et 70. En décalage complet avec le 68 art. Mais qui fut un défenseur de la démocratie en Espagne à l'heure où elle était mise à mal.

Commentaires

Le rubgy est une bourrinade de première. Entendu ce matin, Herrero et des intellectuels vanter l'art, l'intelligence, le sublime du Rugby, comme si l'aboutissement de l'humanité était finalement là.
Et mon derrière, est-ce du poulet ? Ah, non, les bras peuvent en tomber. Évidemment tout est dans tout. Le sublime peut se trouver partout, et dans les cul de basse fausse, surtout si l'on est un peu allumé. Non, si l'on veut de l'intelligence, de l'art, que l'on aille voir les sciences, les arts, les livres… Et que les bourrinades soient des bourrinades, voilà tout. Ou alors pourquoi ne pas dire aussi que la dance classique est l'art le plus jean-foutre dégueulasse comme les concours de vitesse de descente de bière ?

Ecrit par : Laurent Laurent | vendredi, 07 septembre 2007

Bye à Pavarotti. Qui devint une sorte de monstre insupportable mais dont la voix excuse tout. Quel dommage qu'il fut à une époque où l'art lyrique était en baisse et où surtout à partir de ces 30 ans, survint l'horrible époque des années 80 où tout, dont le lyrique, devint commercial au sens vulgaire du terme. Imaginons le avec les Ballets Russes, Cocteau, Stavinski, l'école de Vienne…

Ecrit par : Laurent Laurent | vendredi, 07 septembre 2007

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