vendredi, 20 juillet 2007
ON NE MEURT PLUS DE NOS JOURS
Je vous signale qu’Ariel Sharon n’est toujours pas mort.(ou alors j’ai raté ça).
Michel Rocard a eu le plus terrible des maux qui puisse se passer dans l’esprit et on lui a fait tout simplement un trou dans la tête et lui a enlevé le caillot et réparé la durite qui a lâché. Il se porte comme un charme deux jours après. Jean Pierre Chevènement aurait dû mourir sur la table d’opération de son choc anesthésique avant de se présenter en 2002.
On ne sait plus mourir franchement de nos jours. Il faut que…
…l’on en revienne toujours, pour faire ses adieux.
Voilà, mourir de mort naturelle en pleine gloire est quasiment impossible. Non, pour mourir efficacement, il faut avoir un terrible accident. Comme Eric Tabarly et Édouard Michelin, perdus en mer. Ou comme John John Kennedy, crashé en avion.
La vie semble infinie, celle Claude Levis Strauss qui est toujours en vie et aussi Ingmar Bergmann, ni Bettina Graziani.
C’est un monde, on ne meurt plus jeune, non plus. On se suicide encore un peu, moins lorsqu’on est célèbre, mais c’est un tord car cela confère à la mort un finish qui fait parlé de lui. Kurt Cobain, Patrick Deweare, Dalida, Mike Brant, Pierre Bérégovoy.
On ne meurt tellement plus, qu’il y a longtemps qu’on a pas vu bonne nécrologie dans les journaux. Alors on repasse Pompidou en boucle. Claude Pompidou. Et Ballavoine sur Nostalgie, Gainsbourg…
Pendant ce temps, Roland Barthes écrasé sous un bus, le tricentenaire de Corneille, tout le monde s’en est fichu. Et même Mai 68 est mort.
Qu’est-ce qui va nous tomber cet été ? Il faut s’attendre peut-être à une vague de disparitions. Alors qui ?
11:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ariel Sharon, Michel Rocard, mort de l'été


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