vendredi, 13 juillet 2007
LECTURE DE LIBÉRATION
Il est de plus en plus difficile de lire le journal. Manque de temps, montée de l’internet et des médias audiovisuels.
Le journal Libération, si critiqué soit-il, représente une chapelle, un point de vue, qu’il est bon d’aller consulter, que l'on soit d'accord ou non avec la ligne. Nous avons donc intérêt à la pluralité de l'information, à ce qu’il perdure dans le patrimoine de la presse (à moins qu’il nous démontre vraiment lui-même qu’il est inutile, hum). Donc à lui d’évoluer vers toujours une amélioration de la qualité, c’est l’intérêt des lecteurs. Mais il a des difficultés financières. Le papier n’est plus rentable. Ah, malheur ! Que faire ?
...Alors, puisqu’on le lit pour ses commentaires et pour quelques nouvelles en partie décalées du main stream, pourquoi alors ne pas le sortir un jour sur deux? Oui, pas tous les jours. L’actualité est à peu près la même. On pourra la voir alors avec un peu de recul. Des économies de papier et de personnel. Un coût de production moindre. L’occasion d’une meilleure qualité. Si Libération sortait, par exemple, les mardi, jeudi, samedi et dimanche. Surtout le dimanche, où l’on a le temps de lire le journal, pour concurrencer la presse exclusivement de droite (JDD et Parisien). Lire le journal de la veille ou de l'avant veille fait peu de différence, en somme. C'est ce qui se passe d'ailleurs avec le Monde lorsqu'on est en province, par rapport à Paris.
Et puis pour l’urgence de l’actualité à chaud, il y a le site internet réactif au plus haut point. Ce faisant, on peut même envisager un site audiovisuel, et donc l’existence d’une "radio Libération". Quoi ? Le journal en audio, raconté, commenté et expliqué par les journalistes, leurs voix. Une radio n’est pas si cher. C’est donc vers un groupe de presse que Libération devrait aller, en se diversifiant intelligemment et en sortant un peu du papier.
Ceci n’est que rêve de lecteur, bien sûr.
***
Au passage : on dit que les jeunes ne lisent plus le journal. Idée reçue et baliverne. Les jeunes n'ont jamais été les principaux lecteurs de journaux. C'est plutôt en âge de comprendre et de s'intéresser à la vie publique que l'on prend de plus en plus le jounal. C'est aussi parce qu'on le trouve, on le feuillette. Parce que l'on y trouve, ce que l'on ne trouve pas ailleurs. Rien n'empêche aussi de faire des journaux qui se rajeunissent.
Dans 30 générations, on lira encore le journal... sous quelque forme que ce soit.
10:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Libération, jounal, presse, lecture du journal, financement de la presse


Les commentaires sont fermés.