samedi, 17 février 2007

L'HYPOTHÈSE HULOT, LE PIÈGE DE VOYNET

À trois semaines du retrait de Nicolas Hulot, on peut établir un scénario. Lors de la monté de Hulot, Voynet et les Verts n’ont pas réagi 1) parce qu’ils ne voulaient pas attaquer un concurrent populaire, 2) parce qu’il escomptait en récupérer les suffrages 3) parce qu’ils feignait cette coexistence pacifiste pour aussi cacher leur faiblesse. Peut-être n’en avait-il pas beaucoup les moyens. Bref.
Alors, au lieu d’hurler à l’imposteur, au présentateur de télévision, à l’ami de Chirac, à la bonne conscience de la droite, à l’absence de vision politique donc sociale, de Hulot, et au lieu de le combattre avec l’énergie qu’on voue à l’escroc, en faisant mine de le respecter, les Verts l’ont légitimé.
Maintenant, son œuvre non-contestée est certaine. Encore aujourd’hui ce souvenir amoindrit D. Voynet. Et pire, ce volant imaginaire de suffrages, peut-être aussi utilisés par n’importe quel chroniqueur pour suggérer qu’ils se reporteront à défaut de Hulot, sur n’importe qui. Et si jamais Hulot, sorte d’Al Gore Français, ouvre la bouche en faveur d’un autre candidat que Voynet, il peut être directement assassin des Verts récupérés à cet effet.
Pour les Verts, cette tactique conduit à un piège, donc à un redoublement d’énergie nécessaire pour s’en sortir.
Alors, soyons clairs, en politique, tout est tellement dans tout, que la meilleur manière d’avancer est de pousser droit devant., sans faire de calculs.

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